Mâcon, rue de la Barre. Le four est chaud depuis quatre heures.
Ce matin, la miche est sortie la première.
Il n’y a pas de vitrine éclairée ni de liste à lire depuis la rue. On pousse la porte, l’odeur dit ce qui reste. La miche de campagne est encore chaude à sept heures. Le pain aux noix part après, et les ficelles si la pâte a bien levé — elle n’a pas toujours cet honneur.
La planche du matin. Ce qui est là est à vendre, ce qui n’y est pas ne se commande pas.
Je ferme quand la planche est vide, parfois avant midi. La miche, en détail. Le four, si vous voulez savoir pourquoi le pain a ce goût de bois.
